Banfora: A la découverte du Dozo Gaoussou TRAORE

Gaoussou Traoré est un Dozo féticheur, âgé d’une vingtaine d’année et né à Orodara. Il nous raconte son métier au cours d’une visite à travers cette interview accordé à Burkina24. 

Vous êtes Dozo et féticheur d’où est venue cette envie d’évoluer dans ce domaine ?

Ce qui ma motivé à adorer les fétiches est que mes ancêtres était Dozo, mon père également ; donc c’est une transmission de père en fils. C’est aussi une longue histoire qui émane des génies qui ont bien voulu que j’exerce ce métier. Je suis incarné par des génies qui m’animent et me donnent des directives. Grâce à mes ancêtres, mon père grand Dozo d’Orodara j’ai donc les reins solides. 

Comment se passe les cérémonies d’adoration des fétiches ?

Chaque fétiche à son mode d’adoration et lorsque vous entendez parler de Dozo, cela sous entend la cohésion, l’entente qui s’exprime par la vérité et contre le mal pour le bien. Même les fétiches Dozo (DAN KOUN: le commencement et la fin de toute chose) ne s’installe et ne s’adore de la même manière. Toute chose qui démontre clairement que les plantes et potions sont différentes. Si nous devons faire la part des choses on risque de finir la nuit ici. Beaucoup de chose sont tenu d’être gardé par le secret. 

Quelles sont leur spécialité et dans quel cas sont-ils adorés ? 

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Gaoussou traoré, un Dozo d’une vingtaine d’années, très bien connu à Orodara.

Les adorations diffèrent et certains sont au service de faire que du mal c’est à dire détruire, ruiner et déstabiliser. D’autre par contre sont utiles pour être au service des hommes qui recherche le bonheur. Les dates d’adoration sont aussi connues. 

Être Dozo requiert un certain nombre d’apprentissages, des apprentissages aussi complexes. Comment s’est passé votre initiation dans cette confrérie ?

Effectivement on ne devient pas Dozo du jour au lendemain même les plus fort n’ont pas droit à la moindre erreur sinon ils finissent mal. L’apprentissage dans cette confrérie est très complexe et le savoir ne réside pas chez un seul Dozo ; il se partage par ceux qui ont confiance l’un envers l’autre. Tu peux même apprendre jusqu’à ta mort. On ne finit pas d’avoir d’autres pistes dans ce travail, donc il faut être très fort sinon tu te perds dans le tourbillon. 

Quel est votre souhait le plus cher dans votre métier ? 

Je prie pour les nécessiteux qui souhaitent qu’on résolve leurs soucis de tourner la face vers nous et risquer car sans le risque on n’a point d’expérience mais on entend parler de dehors. Aider mes frères et sœurs à se retrouver, regagner leurs vie me réjouis et me rend plus fort en d’autres termes ça me réjouis d’avantage. Je prie pour ça le jour comme la nuit. 

Si vous n’étiez pas Dozo quel métier auriez-vous pu faire ?

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Les fétiches sont consultés à des occasions diverses!

Si je n’étais pas Dozo, j’allais œuvrer pour le bonheur des hommes dans toutes sa forme possible, et aussi être celui la qui cultive la culture de la paix et de la tolérance dans l’unité d’action. 

Pensez-vous pouvoir réaliser des projets dans ce domaine? 

De nos jours ceux-même qui ne sont pas Dozos se disent Dozo tout seulement parce qu’ils ont des petits versets et aussi parce qu’ils s’habillent avec des habits qui portent l’apparence à un Dozo mais on se connait entre nous. L’un des projets qui me tient à cœur est d’arriver à mettre sur pied une pharmacie traditionnelle aux besoins et aux services de tous dans le seul souci de guérir les âmes faibles et malades. 

On décèle une certaine fierté dans votre travail. D’où vient cette inspiration positive?

Cette fierté émane de nos résultats suite à un travail confié. Lorsque j’ai de bons résultats cela me galvanise d’avantage et prouve que je ne suis pas sur un faux chemin.

Que vous distingue des autres Dozos?

Ma particularité est diverse et résulte du fait que ma connaissance est très complexe car je consulte les génies, j’adore les fétiches, je connais le langage des animaux et sais déchiffrer tout sortilège de toute forme de sorcellerie.

Quel est votre message à lancer à nos lecteurs ?

Tant que les Hommes n’ont pas un sérieux problème, ils ne croient pas en certaines choses mais certes chacun a sa religion et personne n’oblige l’autre à croire en la religion ou aux rites de l’autre. Mais il est nécessaire de rappeler que tout ce que j’ai dit devrait éclairer les esprits qui ont le doute. Si tu as mal à la dent et tu vas chez un cardiologue tu ne vas jamais être guéri, mais ton mal ne fera qu’empirer. Je salue tout les lecteurs et prie pour le bonheur du peuple, la prospérité de tous. J’invite les Dozos, féticheurs, griot à s’unir afin que notre mission soit d’un grand bénéfice pour les Hommes pour des générations et des générations.

Nebilboue Charles BAKO

Correspondant à Niangoloko

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