ESPACE UEMOA : LES ACTEURS DU TRAVAIL À L’ÉCOLE DES BONNES PRATIQUES

Dans le cadre du partage d’expérience de la stratégie de mise en conformité des lieux de travail aux normes du travail dans les pays membres de l’UEMOA, un atelier sous régional est organisé à Ouagadougou depuis le 21 juillet 2015. Cet atelier s’est clos ce vendredi 24 juillet 2015 par une session ministérielle qui a vu la participation des ministres du travail de l’espace de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) et ceux du Tchad et la Guinée.

Le Burkina Faso a été choisi en Afrique pour expérimenter un programme de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) dénommé ACI7 visant à mettre en conformité les lieux de travail avec un certain nombre de normes internationales.

Le directeur du département gouvernance et tripartisme, par ailleurs responsable de l’AIC7, Moussa Oumarou, a expliqué le choix du Burkina pour la phase pilote de ce programme parce que dit-il, « nous avions la certitude et cela s’est confirmé que nous pourrions arriver à des résultats probants qui pourraient être sources d’inspirations pour les autres pays de l’espace UEMOA, du Tchad et de la Guinée. Le résultat que nous avons au Burkina Faso font notre fierté».

C’est donc cette expérience pilote de l’ACI7 que le Burkina Faso voudrait partager avec les pays membres de l’espace UEMOA, du Tchad et de la Guinée. A terme l’atelier vise la définition d’une stratégie commune de renforcement du programme dans l’espace communautaire.

Au cours de la session ministérielle, les experts du domaine présenteront les conclusions de leurs travaux qui seront validés par la plupart des ministres du travail de l’union monétaire et ceux du Tchad et de la Guinée qui ont fait le déplacement de Ouagadougou. Ces résultats seront ensuite disséminés dans les différents pays pour que les lieux de travail soient conformes à un certain nombre de normes internationales, affirme le ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Augustin Marie-Gervais LOADA.

Il ajoute que les différents pays et les partenaires sociaux doivent s’approprier ces normes qu’il s’agisse du travail décent ou des normes de sécurité afin que les lieux de travail ne soient plus dangereux pour la santé et la sécurité des travailleurs.

Pour le directeur régional de l’OIT pour l’Afrique, Aenas Chaping Chuma, la croissance économique en Afrique a été impressionnante au cours de ces dernières années puisqu’elle indique une croissance moyenne du PIB de plus de 5%. Toutefois, cette croissance n’a pas été compensée par la croissance de l’emploi. La création d’emploi est limitée même dans le secteur qui contribue le plus au PIB et cela a abouti à des inégalités, a-t-il ajouté.

Il pense alors que le fait d’investir dans la protection sociale des individus aidera les pays africains à développer leurs potentialités de productivité, contribuera à la formalisation des emplois, soutiendra le changement économique et social, favorisera la croissance durable et équitable, réduira la vulnérabilité et stimulera le développement économique et social.

La mise en œuvre du programme ACI7 dénommé renforcement de la conformité des lieux de travail aux normes du travail a été expérimentée dans trois pays à savoir le Burkina Faso, la Colombie et le Vietnam.

Serge BALMA (stagiaire)

Burkina24

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