LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ : UN AMBITIEUX PROGRAMME POUR PLUS D’EFFICACITÉ

A l’échéance de la mise en œuvre des OMD (Objectifs du millénaire pour le développement) et à l’orée d’un nouvel agenda, divers acteurs de la chaîne du développement se réuniront du 13 au 16 juillet 2015, à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour la troisième conférence internationale sur le financement du développement.

Pour expliquer les enjeux de cette conférence, un point de presse a été animé par le PNUD, le centre d’information des nations unies (CINU) et la direction de la coopération et de l’efficacité de l’aide, ce 10 juillet, au centre d’information des Nations Unies, à Ouagadougou.

La troisième conférence internationale sur le financement du développement se tiendra en prélude au sommet spécial des nations unies en septembre pour l’adoption des objectifs pour le développement durable (ODD), a annoncé d’entrée Emile KABORE du CINU.

Ce nouveau programme de développement durable exigera une nouvelle approche en matière de capitalisation de moyens. C’est pourquoi cette conférence internationale, au dire du chef de service du suivi de l’efficacité de l’aide, Karim OUEDRAOGO, portera exclusivement sur la mobilisation des ressources pour le financement de l’agenda post 2015.

Ce programme, faut-il le rappeler, viendra en remplacement des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui arrivent à leur échéance en cette année.

La conférence abordera aussi, au dire de M. OUEDRAOGO, les questions nouvelles et émergentes pour promouvoir la coopération internationale pour le développement. Elle devra tenir compte des synergies entre les objectifs de financement dans les trois dimensions du développement durable.

Elle prévoit en outre mettre en place un programme d’action dénommé «programme d’action d’Addis-Abeba» qui met en exergue les différentes sources de financement dans les domaines du financement public et privé, du commerce, de la technologie, de l’innovation. Ce programme devrait être soutenu par des institutions efficaces, des politiques saines et un engagement fort pour relever les défis, soutiennent les conférenciers.

Le financement public international occupe une place importante dans le processus de développement économique et social du Burkina Faso. Pour relever les défis de l’après 2015, le pays gagnerait, entre autres, à prendre en compte l’architecture présente de l’aide et instaurer une synergie entre toutes les formes de coopération, à renforcer les capacités pour la mobilisation des ressources internes, à mettre l’accent l’efficacité des dépenses publiques, renchérissent ils.

Troisième du genre, cette conférence décidée lors de l’assemblée des Nations Unies en sa résolution 68/204 du 20 décembre 2013 verra la participation, des chefs d’Etats et de gouvernement, des ministres des finances, affaires étrangères et de la coopération, des représentants des organisations non gouvernementales, des entreprises et de la société civile.

Serge BALMA (stagiaire)

Burkina24

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