La Banque mondiale soutient l’intégration commerciale entre le Burkina et la Côte d’Ivoire

La Banque mondiale a approuvé le 16 juin 2015 un crédit à l’appui des politiques de développement de 100 millions de dollars pour aider le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire à réduire les coûts de transaction liés aux échanges et aux transports en vue de promouvoir le secteur privé et d’améliorer l’intégration commerciale de ces deux pays.

Chacun des deux pays recevra 50 millions de dollars de cette Première opération régionale à l’appui des politiques de développement portant sur la facilitation des échanges et l’amélioration de la compétitivité, et financée par l’Association internationale de développement (IDA).

Le projet a pour objectif premier de réduire les coûts des transactions le long du corridor commercial entre Abidjan et Ouagadougou, à travers une série de réformes communes et coordonnées dans le transport routier, les ports maritimes et les points d’entrée terrestres, les procédures de dédouanement et les postes-frontières de chacun des pays.

En effet, le coût excessif du transport des marchandises constitue une des principales entraves à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté, en Côte d’Ivoire comme au Burkina Faso, et donc une préoccupation majeure.

Le présent projet va ainsi s’atteler à chercher des solutions aux problèmes encore non résolus et appuyer les efforts des deux pays pour coordonner leurs interventions le long du corridor international qui les relie.

«Étant donné l’importance des échanges pour assurer des revenus et réduire le coût de la vie des ménages démunis, cette opération contribuera largement à mettre fin à la pauvreté et promouvoir une prospérité partagée au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire», selon  Ousmane Diagana, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Le projet va notamment permettre de réduire les coûts de transport à travers plusieurs réformes qui, en introduisant des critères de recrutement pour les nouveaux chauffeurs routiers et en mettant en place des dispositifs pour faire respecter les réglementations, comme les normes de charge à l’essieu, visent à professionnaliser, formaliser et moderniser le secteur.

En outre, les mesures pour réduire les frais de manutention et les taxes de port à Abidjan, faciliter l’accès aux ports dans les villes et optimiser les infrastructures de parking et d’entreposage pour les équipements de transport amélioreront l’efficacité des opérations dans les ports et aux points d’entrée terrestres et permettront, ce faisant, aux compagnies de transport d’augmenter le nombre de leurs rotations.

Boureima LANKOANDE

Burkina24

Source : communiqué Banque mondiale

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