Banque mondiale : cent millions de dollars au Burkina pour réduire la vulnérabilité aux chocs

La Banque mondiale a octroyé une aide budgétaire d’un montant global de 100 millions de dollars destinée au Burkina Faso pour de réduire les coûts dans l’agriculture et les transports, améliorer la transparence et la responsabilité dans la mobilisation des ressources publiques, et atténuer la vulnérabilité du pays aux chocs.

Pays enclavé du Sahel et à faible revenu avec une forte croissance démographique, le Burkina Faso est confronté à plusieurs défis, notamment des vulnérabilités structurelles, des chocs commerciaux et des difficultés à fournir les services sociaux de base à sa population.

Le déficit de gouvernance, l’augmentation du chômage des jeunes et de profondes inégalités sociales sont parmi les principales causes de l’instabilité qui a récemment ébranlé le pays.

«Les autorités de transition se sont engagées à s’atteler aux problèmes de gouvernance et à restaurer la stabilité économique et sociale au Burkina Faso, indique Mercy Miyang Tembon, Représentante Résidente de la Banque mondiale au Burkina Faso. La Banque mondiale appuie ces initiatives en apportant des  ressources et une assistance technique axées sur le renforcement de la gouvernance».

L’aide budgétaire de l’Association Internationale de Développement (IDA) se décompose en un crédit et un don, de 50 millions de dollars chacun, en soutien à la Quatrième et dernière opération d’appui à la croissance et à la compétitivité,  de la série programmatique d’opérations à l’appui aux réformes économiques et sociales  lancée en mai 2012.

Il s’agit de consolider les réformes précédentes dans le secteur du coton, du commerce et des transports, la gestion des finances publiques et la transparence dans les industries  extractives.

L’opération appuiera l’adoption de réformes  destinées d’abord à optimiser les investissements publics dans l’agriculture et les transports et à réduire les coûts dans ces deux secteurs, afin de favoriser les échanges, ainsi que d’accroître la production de biens et, fondamentalement, à offrir aux populations des emplois et à leur permettre d’améliorer leurs revenus et leurs niveaux de vie.

«Depuis dix ans, le Burkina Faso jouit d’une croissance robuste marquée par une gestion économique saine et une production soutenue d’or et de coton, expliquent Samba Ba et Mariam Diop, économistes seniors et chefs d’équipe de l’opération à la Banque mondiale. Mais l’approfondissement des réformes et appuis sont indispensables pour améliorer la productivité dans les secteurs clés que sont l’agriculture, les industries manufacturières et un certain nombre de services cruciaux, pour une croissance plus solidaire».

Boureima LANKOANDE

Burkina24

Communiqué Banque mondiale

NB : la titraille est de la rédaction

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