Baisse de l’euro par rapport au dollar : Quel impact sur les économies africaines ?

Depuis quelques temps on assiste à une baisse graduelle et continue de la monnaie européenne, l’euro en comparaison au dollar américain, ce qui n’est pas sans conséquence sur les économies africaine adossées au franc CFA pour ce qui est de l’Afrique de l’ouest et du centre.

Toute variation de l’Euro par rapport aux autres devises est ressentie et même subie par le franc CFA qui a une parité constante ou du moins pour l’instant avec la monnaie européenne.

En effet, un Euro valait 1,349 dollars en janvier 2014, et 1,158 dollars une année plus tard ; ce qui équivaut à une baisse de 14% de l’euro en une année. Une situation qui interpelle les économistes et doit inquiéter la croissance économique du continent.

Alors qu’un francs CFA vaut 655,957 FCFA, les Africains de la zone francs CFA doivent débourser 566 FCFA désormais pour avoir un dollar en janvier 2015, contre 486 FCFA pour un dollar à la même période, l’année passée.

Cette situation anéantit quelque part le pouvoir d’achat des individus face à un marché de plus en plus concurrentiel marqué l’émergence des produits américains dans la plupart des secteurs intéressant les Africains dont les Burkinabè.

Cette variation monétaire, cette baisse influe sur les programmes macro-économiques de nos pays en Afrique exposés à l’emprise des décisions occidentales dans le domaine du commerce et des relations économiques.

Nos pays qui ont peu d’opportunités d’exportation, sont largement dépendant des importations surtout des denrées de première nécessité avec un service de notre dette libellés en dollars et vont subir les conséquences avec une hausse des prix.

La baisse de la monnaie européenne sonne ainsi comme une dévaluation déguisée de notre monnaie le franc CFA qui aura toujours du mal à se faire valoir à côte des autres devises. Et, même si le Fonds monétaire prévoit une bonne croissance dans bon nombre de pays africains, il faut craindre plutôt le contraire.

Toutes situations confondues, cette variation serait une option de la Banque centrale européenne qui vise à  racheter une partie de la dette des Etats de l’Union Européenne et de  relancer la demande pour lutter contre la déflation (baisse des prix) notamment en Allemagne.

C’est aussi une opportunité pour la France pour faire des gains de compétitivité, réduire son déficit commercial et relancer sa croissance.

Il est donc grand temps que les décideurs et macro-économistes africains se penchent véritablement sur des politiques autonomes afin de garantir au continent une croissance vraie, durable et non aliénée.

Boureima LANKOANDE

Burkina24

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