Sabine Yaméogo, fondatrice de l’ISPP : «mutualiser nos efforts afin de répondre au besoin d’une  formation de qualité au Burkina»

Le domaine de l’enseignement/formation surtout supérieur, autrefois géré par les hommes est de nos jours un terrain neutre au regard de la demande sans cesse croissante de formation. Bien de femmes y ont réussi . L’Institut supérieur privé polytechnique (ISPP), a été fondé et est dirigé par Sabine Yameogo avec qui nous nous sommes entretenu autour des motivations et objectifs de l’institut. 

Quelles ont été vos motivations dans la création d’un tel établissement ?

Tout est parti du constat qu’en 1998, il existait très peu ou quasiment pas d’établissements privés d’enseignement supérieur au Burkina Faso et c’est dans l’optique d’étoffer l’offre de formation qu’est née l’idée de la création de cet institut.

Le besoin était là car dès la première année nous avons recruté 86 étudiants dans les filières  de finance comptabilité, gestion commerciale et secrétariat bureautique.

Notre formation est axée sur les filières de type professionnelles. Nous délivrons toujours des diplômes du niveau BAC + qui sont relatifs à l’ancien système, et dans le souci de se conformé à la nouvelle donne en matière éducative qui est le système LMD (licence master doctorat), nous délivrons aussi les diplômes de  licence et de master II.

Le maintien de la délivrance du diplôme du niveau BAC + 2 répond au besoin des  entreprises de recruter des cadres moyens et de ce fait il y a une forte demande de formations dans ce domaine.

Nous constatons de nos jours que la situation est toute autre avec la présence de nombreux autres instituts, quelles sont vos relations avec ces derniers ?

Nous entretenons de  très bonnes relations en effet et nous évoluons dans le cadre d’une association regroupant les établissements d’enseignement supérieures. Nous envisageons même toujours dans le cadre de cette association, mutualiser nos efforts afin de répondre au besoin d’une  formation qualitative au Burkina Faso.

La concurrence n’est-elle pas devenue rude eu égard à la similitude des offres de formations proposé ?

Très rude en effet mais notre institution ne craint pas la concurrence car dans tout secteur la libre entreprise existe mais c’est l’excellence dans la formation qui fait la différence et c’est cela le cheval de batail de l’ISPP. Nous mettons à la disposition de nos étudiants tous les moyens nécessaires pour réussir et nous assurons aussi leur insertion professionnelle en entreprise.

En outre, nos 15 années d’expériences sont un gage de crédibilité et nous gardons toujours en vue de nous améliorer et d’être toujours performant pour assurer la compétitivité de nos étudiants sur le marché de l’emploi.

Quelles sont vos  innovations ?

Sur le plan des infrastructures, nous avons érigé un amphithéâtre de 320 places assises afin de répondre à la demande de formation qui s’accroit d’année en année.  En plus, il y a la construction d’un second immeuble à vocation pédagogique qui est en projet.

Pour ce qui est de nos perspectives, nous envisageons de recruter nos propres enseignants  en plus de vacataires que nous avons afin d’assurer une plus grande disponibilité et une certaine fidélité toute chose qui contribuera à l’amélioration de notre  enseignement.

Il convient aussi de préciser que nos diplômes sont reconnues par le CAMES et nous mettons un point d’honneur à respecter toutes les contraintes relatives à la délivrance de cette reconnaissance qui reflète la qualité de l’enseignement dispenser dans notre institut.

Sabine Yaméogo ISPPDes défis à relever ?

Le principal défi est d’assurer l’insertion de nos étudiants dans le tissu économique, car la formation n’a d’intérêt que si elle est mise en pratique et pour cela nous formons des étudiants compétents, immédiatement opérationnels et compétitifs. Nous essayons de mettre en place des structures afin de  faciliter leurs placements dans les entreprises aussi bien pour des stages que pour l’obtention d’emplois.

Quinze ans après, vos locaux se sont agrandis ce qui dénote d’un certain succès ; comment s’est-il réalisé ce succès ?

La clé de notre succès réside dans le travail bien fait, la qualité des enseignements et la recherche permanente de l’excellence. Il est important de satisfaire ceux qui nous font confiance et je profite attirer l’attention des parents et des étudiants  sur la nécessité de bien se renseigner avant de s’inscrire dans un établissement, tous ne remplissent pas le critère minimum, afin d’assurer une bonne formation.

Auriez-vous des conseils à donner à tous ceux comme vous qui souhaiteraient se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Je les conseille vivement de se lancer en ayant une conviction et des objectifs  clairs et de se donner les moyens afin d’atteindre leurs objectifs. Il faut s’organiser, travailler avec des gens qu’il faut et ne pas cesser de se battre en ayant en vue la qualité dans tout ce qu’on fait.

Des informations à partagées avec nos lecteurs ?

L’ISPP a mis en place un conseil scientifique qui est organe extérieur composé de professeurs de rang A et de praticiens hautement qualifiés chargés de valider le programme d’enseignement, toujours dans l’optique d’assurer un enseignement de qualité à nos étudiants. Nous avons aussi institué une cellule qualité composée de personnes internes et externes à l’institut, qui veille au grain en ce qui concerne les activités de l’institution.

Entretien réalisé par Boureima LANKOANDE le 15 octobre 2014

Burkina24

Un commentaire

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  • http://www.xinhehua.com/vcaly4.asp
    7 janvier 2015 at 8 h 33 min - Reply

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