Vente de détecteurs d’or : une bonne affaire à Gaoua

Salifou Da, un agent commercial vendeur de détecteurs d'or à Gaoua. ©Burkina24

Salifou Da, agent commercial vendeur de détecteurs d’or à Gaoua. ©Burkina24

La région du sud-ouest comme beaucoup d’autres régions du Burkina, connait une floraison des sites d’exploitation d’or. Dans cette zone, c’est surtout les exploitations artisanales installées par les orpailleurs qui sont légion. Au cours d’un voyage à Gaoua, nous avons rencontré et nous sommes entretenus vendredi 12 juillet 2014 avec Salifou Da, un agent commercial vendeur de détecteurs de ce minerais très prisé.

Quelle est l’origine de ces appareils que vous vendez ?

Ces machines sont importées. Nous avons des partenaires irlandais, qui fournissent ces machines. Elles sont d’origine irlandaise. Le monopole est tenu par Issa Sabo basé à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Combien de modèles existe-t-il ?

Il y a plusieurs modèles. Ici nous en avons trois actuellement. Le GPX5000, qui coute 1 800 000 F CFA. Il a une puissance qui va jusqu’à 8 mètres de profondeur en recherche, et détecte tous les métaux. Le deuxième modèle Eureka va à 3,5 mètres de profondeur et cherche l’or en gravillonné et d’autres métaux. Ce modèle coute 800 000 F. Le dernier que nous avons c’est le X-TERRA705 qui une puissance moindre, 1,5 mètre de profondeur avec un prix de 650 000 F.

A ces prix vous gagnez des clients ?

Beaucoup de gens viennent en acheter. Et le stock s’épuise très souvent comme le cas actuellement, sinon vous auriez constaté l’affluence. Les gens demandent surtout le GPX5000, et GPX4800 et GPX4500.

Combien d’appareil vous vendez par mois ?

Il y a eu des difficultés les mois passés ce qui fait que les gens ont peur d’acheter. La gendarmerie, la police et la douane saisissent parfois les appareils achetés. On a moins de clients actuellement ; mais  en général on a une trentaine ou une quarantaine de machines vendues par mois.

Qu’est-ce les forces de sécurité reprochent aux utilisateurs de détecteurs d’or ?

La sécurité dit que les appareils ne sont autorisés. Les détenteurs sont reprochés de ne pas se signaler à la commune et leur présence dans la nature, les sites d’or dont certains peuvent être des endroits sacrés. Ces propos n’ont pas de fondement ; c’est une politique commerciale si vous voulez bien comprendre.

Alors on voit que vous avez ouvert un appareil, vous fêtes la maintenance également ?

Oui. Je suis un maintenancier, pas seulement de ces appareils, mais je suis un maintenancier général. J’ai étudié une technologie qui me permet de réparer ces machines, bien avant qu’elles ne sortent.

Justement quelle est durée de garantie sur les appareils que vous vendez ici ?

Nous donnons une garantie de deux ans. La garantie des GPX5000 va jusqu’à trois ans. Seulement si l’appareil n’est pas ouvert ; sinon la garantie n’est plus valable.

Qui sont vos clients ?

Ce ne sont pas seulement les orpailleurs qui sont nos clients. Il y aussi de grandes sociétés minières qui les achètent.  Il y a des fonctionnaires, des commerçants qui achètent pour aussi tenter leur chance. Ils ne viennent de Gaoua. En plus de Ouaga et Bobo, il y’en  a qui quitte les pays voisins comme la Côte d’Ivoire, le Mali et viennent chercher. Les boutiques commerciales sont installées dans plusieurs villes sur tout le territoire national pour répondre au besoin.

La société qui commercialise les détecteurs d’or est arrivée à Gaoua en mars 2013. Les acquéreurs  de ces machines doivent s’initier aux différents sons et sonorités que produisent l’or et les autres minerais et métaux dans les casques des appareils afin de pouvoir faire la part dans leurs recherches.

Entretien réalisé par Boureima LANKOANDE, à Gaoua

Burkina 24 

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